Hausse des taux hypothécaires (28 juillet 2008)
 

Actualité

Lundi 28 Juillet 2008
TAUX HYPOTHECAIREHausse des taux hypothécaires
Vers un redressement des rendements? Les taux hypothécaires fixes ont progressé de 0,5% en moyenne, soit 50 points de base, en quelques mois seulement. Les premiers impacts sur le marché immobilier se font déjà ressentir.

Début 2006, les taux hypothécaires de long terme se négociaient proche de la barre des 3,5%. Ce temps parait fort lointain puisque aujourd'hui ils dépassent, dans une majorité d'établissements bancaires, les 4,5% pour un taux fixe à 10 ans. Cette hausse s'inscrit dans la phase de bonne conjoncture économique que traverse en ce moment la Suisse au même titre que la poussée inflationniste qui sévit dans bon nombre de secteurs.

D'après les données de la Banque Cantonale de Genève, l'hypothèque à taux Libor 3 mois est passée de 3,35% début février 2008 à plus de 4,00% au début de ce mois, soit une croissance mensuelle de plus de 0,1%. Cet indicateur reflète parfaitement le marché des taux hypothécaires, car il attire dans son sillage les taux à long terme. A titre de comparaison, le taux variable de premier rang pour du logement se situe à environ 3,5%, alors qu'une obligation de la Confédération rapporte 3,25%. On constate effectivement des disparités entre les taux à long terme proposés sur le marché de l'ordre de 0,3%. Une différence qui semble a priori minime, mais s'agissant de montants d'investissement élevés, les économies deviennent rapidement significatives. Toutefois, il faut savoir que les chiffres affichés peuvent fréquemment être négociés en fonction du type d'affaire.

Les premières conséquences de la hausse des taux sont déjà perceptibles sur le marché. En effet, les investisseurs sont directement soumis à cette composante lors de l'acquisition d'un bien. Les difficultés d'obtenir un financement ainsi que les rendements faibles de l'immobilier n'encouragent pas à se lancer dans une telle opération. La convergence de ces deux paramètres crée une résultante qui tend de plus en plus vers une rentabilité nulle. En revanche, pour certains l'augmentation des taux hypothécaires constitue un argument supplémentaire de négociation pour faire baisser les prix.

Nous observons, en analysant les périodes précédentes, qu'un cycle haussier se dessine en général durant le premier semestre de l'année, alors que la tendance s'inverse par la suite. Après la forte progression du mois de mai, les taux devraient donc se stabiliser, voire à nouveau diminuer d'ici la fin de l'année.

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