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La croissance de la population suisse a vécu différentes phases depuis 1850 comme l'illustre le graphique ci-dessous.

Source: Atlas des mutations spatiales de la Suisse, OFS, 2007
1850-1880 : Développement du chemin de fer et concentration démographique dans le moyen pays, la population de la région lémanique croît un peu plus vite que la population suisse. L'habitat rural est encore prononcé. « La croissance des villes est alimentée par une immigration des zones adjacentes » (Atlas des mutations spatiales de la Suisse, OFS, 2007)
1880-1910 : Période de forte croissance démographique due à un nombre élevé de naissances allié à une mortalité en forte régression et à une importante immigration.
1910-1941 : Période noire, la première guerre mondiale entraîne une mortalité élevée, une chute de la natalité et une immigration stoppée. S'en suivent, en 1930, la Grande Dépression et les difficultés économiques y afférentes.
1941-1970 : Années de croissance démographique continue et développement très prononcé des centres urbains avec en contrepartie un exode rural important dépeuplant les campagnes suisses.
1970-2000 : Période contrastée sur le plan démographique avec un enchaînement de phases à forte croissance suivies de phases d'importantes régressions démographiques. Les développements les plus importants ont lieu aux abords des grandes métropoles, avec une polarisation des populations autour de Zurich et de Genève-Lausanne.
2000-2008 : Ces huit dernières années sont caractérisées par une importante immigration en lien avec la phase de haute conjoncture du pays et l'ouverture progressive des frontières aux travailleurs de l'Union européenne. Le bassin lémanique, zone frontalière, a bénéficié en priorité de cette main-d'oeuvre, d'où une croissance démographique extrêmement vive jusqu'en 2008.

Source: OFS
Corollaire de ces évolutions démographiques, les formes d'habitat ont évolué. A la maison rurale typique, le Suisse urbain préfère de nos jours l'appartement ou la villa. Mais, contrairement à ce que l'on pourrait croire, la surface d'habitation par habitant ne cesse d'augmenter ces dernières années, passant de 34 m² de surface par habitant en 1980 à 44 m² en 2000, et donc une densité en baisse, avec en 2000 une moyenne de 0.59 personne par pièce (cuisine et salle de bains non comprises). A noter que le recensement fédéral indique que ce taux n'est pas plus faible en zone rurale.

Source: OFS
Genève, ville-canton, a la densité d'occupation de logements la plus forte de Suisse avec 0.65 personne par pièce d'habitation. Suivent les cantons du Valais (0.63), de Fribourg (0.62) et de Vaud (0.61), tous supérieurs à la moyenne suisse. Les habitants de Neuchâtel bénéficient de plus d'espace avec une densité d'occupation de 0.59.
Mais la carte ci-dessous illustre les disparités qui existent au sein d'un même canton. A Genève, les communes les plus populaires comme Vernier ou Onex affichent des densités plus élevées. Quant à Cologny, Vandoeuvres ou Chêne-Bourg, la qualité d'habitation est plus agréable avec une densité d'occupation des logements variant entre 0.50 et 0.54 (inférieure à la moyenne suisse). En revanche, il est étonnant de constater que les communes viticoles comme Dardagny, Avully ou Chancy affichent des densités supérieures à la moyenne genevoise.
Condition d'habitation de la population résidante (source: OFS-OCSTAT)
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Ces communes ont beaucoup construit dans les années 1970-1980, période pendant laquelle la construction était caractérisée par des logements de petite taille, qui aujourd'hui répondent aux besoins de la classe moyenne. Afin de répondre au mieux aux besoins de la population en matière de logement, les offices cantonaux et fédéraux de statistiques font régulièrement des projections du besoin en logements de la population suisse. En raison des phénomènes de «cohabitation-décohabitation» liés aux mariages, divorces, remariages et autres nouvelles formes de ménage, caractéristiques des années 2000, les scénarios montrent la diminution des studios et la fulgurante ascension des trois pièces dans le but d'optimiser au mieux l'espace de chacun.
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