Depuis l'été, et de manière plus marquée cet automne, des vibrations de reprise conjoncturelle retentissent ici et là, avec certains signes qui laissent supposer que le pire appartient désormais au passé.
D'une crise, qualifiée de systémique, dont la durée pouvait se profiler en U ou W, un scénario plus favorable avec une récession courte en forme de V semble émerger. Ne nous méprenons pas, si nous espérons tous une reprise rapide, il est prématuré de trop vite l'anticiper.
Les conséquences de la récession sont bien présentes en Suisse, recul du PIB et de l'emploi, déflation, contraction des volumes d'exportations et d'importations ainsi qu'une confiance des consommateurs au plus bas. A cela s'ajoute le harcèlement politique des grandes puissances sur l'une des valeurs ajoutées essentielles de notre système financier: le secret bancaire, dont la fin semble programmée.
L'immobilier est, dans les esprits de tout un chacun, l'élément déclencheur de la crise du «subprime» aux Etats-Unis et de ses répercussions à très grande échelle sur les places financières internationales. En même temps, dans le contexte actuel de crise boursière, l'immobilier reste une valeur refuge.
De ces deux aspects antagonistes ressort une question qui taraude tout investisseur potentiel: Quel est le risque actuel de voir survenir une chute des prix immobiliers en Suisse et plus particulièrement dans la Métropole lémanique, comme nous pouvons l’observer actuellement en Espagne ou en Grande-Bretagne?
Pour répondre à cette question, il est important de décortiquer les mécanismes de la crise du «subprime», d'identifier son origine et de comprendre qu’elle est le résultat d’un type d’instrument financier mal maîtrisé.
Métropole genevoise, Métropole lémanique, région métropolitaine lémanique, agglomération francovaldogenevoise, espace transfrontalier, les dénominations sont nombreuses pour expliquer le phénomène que nombre d'urbanistes, politiques ou économistes voient se profiler: le regroupement de plusieurs agglomérations pour n'en former qu'une, affranchie de toute frontière politique et géographique.
Dans un esprit de continuité, Acanthe s'est concentrée sur cet espace géographique qui s'étend de Annecy à Neuchâtel en passant par Genève et Lausanne et qui offre un potentiel extraordinaire de développement. Le gouvernement français ne s'y est pas trompé en hissant cette métropole au rang d'une des quinze plus importantes villes de l'hexagone.
En 2006, Acanthe a réalisé cette première brochure «L'immobilier romand sous toutes ses formes» comme un document de synthèse offrant une vision actuelle et des tendances à venir pour le logement, l'immobilier commercial et l'immobilier de rendement.
Pourquoi donc la Suisse romande? Il y au moins deux raisons à ce choix. D'abord, nous relevons qu'il existe déjà d'autres études de qualité à l'échelle nationale. Il ne s'agissait donc pas de les reproduire ou de les plagier. Ensuite, et ce qui se présente comme la raison nous ayant réellement motivé dans ce projet, est liée au marché lui-même qui a redonné ses lettres de noblesse à la Suisse romande.
Longtemps considéré comme le «vilain petit canard» (en tout cas pendant toute la décennie 90) le marché immobilier romand a vu, depuis 2000, ses performances rejoindre ou dépasser les performances observées à l'échelle nationale.














